4 In ma vie de maman

Je suis ma mère !

Non non je ne me suis pas trompée dans le titre ! Clin d’œil à une réplique célèbre. C’est bien de ma mère dont je parle… Et de cette impression de parfois devenir comme elle. Ou être elle.

Ça m’a frappée. Il y a quelques jours, je serais dans mes bras ma Poupette fatiguée, aux yeux débordant de larmes, serrant son doudou comme une bouée de sauvetage. Et moi plus encore. Et tout en faisant ce geste sécurisant (la serrer dans mes bras pour apaiser son chagrin), j’ai eu comme un flash-back : l’image de ma mère faisant la même chose avec moi. Il y a longtemps très longtemps.

Et ce constat : Je suis ma mère !!

Ce jour-là, je me suis rendue compte que je ne faisais que reproduire ses gestes. Des gestes ancestraux que les mamans sont sensées accomplir : cajoler, rassurer, encourager, nourrir, accompagner. Mais plus encore, j’ai eu l’impression que je le faisais exactement comme ma mère. Que j’étais ma mère.

Et puis, il y a les mots aussi. Ceux qui me viennent d’elle. Quand ma Poupette m’appelle en criant « Maman ? Mamaaaaaaannnn ?« , je lui réponds automatiquement : « La suite ?!« . Cette expression typique de ma mère, qui consistait à avancer d’une étape en évitant le « Oui ! Quoi ?« . Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Ces mots qui créait une relation unique entre ma mère et moi et que je réutilise avec ma fille.

Je suis très proche de ma mère. Je l’ai toujours été. On a une relation spéciale. Longtemps, je suis restée à ses côtés. Et quand elle a eu un grave problème de santé, j’ai mis entre parenthèses mes études pour être présente à mon tour. Elle a toujours été un modèle pour moi. Le type de femme à laquelle je voulais ressembler quand je grandirais : intelligente, solide, courageuse, travailleuse. Bien sûr, il y a plein de trucs que j’aurais voulu qu’elle m’apprenne et que j’essaye de transmettre à ma fille (le plaisir de cuisiner, le bonheur de créer avec ses mains…). Mais malgré tout, elle reste mon modèle dans la vie.

Je me souviens que, ado, je tenais un journal intime. J’en ai tenu plusieurs. Mais celui-ci était un peu spécial, c’était une sorte de cahier de vie dans lequel je parlais de mes envies, de mes objectifs dans la vie, de ce que j’aimais, de ce que je voulais devenir (waouh j’avais déjà la fibre de la blogueuse en moi). J’y faisais témoigner des gens importants pour moi, en leur donnant carte blanche. Ma maman m’avait écrit un très beau texte sur sa mission de « maman », les valeurs qu’elle souhaitait me transmettre, le bonheur de m’avoir pour fille. Je ne sais pas ce qu’est devenu ce cahier. Mais j’en garde un souvenir ému.

Alors aujourd’hui, quand je me surprends à me comporter comme ma mère le faisait avec moi, je souris et je serre ma fille un peu plus fort dans mes bras…

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4 Comments

  • Reply
    L'Artdeflaner
    19 juin 2017 at 7 h 30 min

    C’est un beau texte. C’est agréable de se rappeler ces souvenirs et de se dire que l’on nous a appris les bonnes valeurs de la vie.

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      19 juin 2017 at 22 h 09 min

      Merci !
      Oui ça fait partie des choses que j’ai aimé que ma mère me transmette

  • Reply
    Maman Sur Le Fil
    19 juin 2017 at 7 h 59 min

    Joli texte ! Nous sommes amenés à reproduire ce que nous connaissons, le meilleur comme parfois le moins bon… Pas toujours facile d’aller à l’encontre de ce que l’on nous a inculqué ! Alors quand c’est du bon, profitons en !

    Bonne journée

    Virginie

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      19 juin 2017 at 22 h 07 min

      Merci!
      Oui, c’est du bon et ça me plaît de le transmettre à ma fille ! 🙂

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