7 In ma vie de maman

Une Envie d’Ailleurs

Ceux qui me suivent ici, sur Instagram ou sur Facebook savent que je suis une maman voyageuse. Ça a toujours fait partie de moi. Cette envie de voyager, d’aller voir ailleurs, de découvrir de nouveaux pays, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures.

ChicagoEt j’ai eu la grande chance de trouver un métier qui me plaît et qui me permet d’assouvir mon besoin d’espace et de découverte. Depuis que je suis entrée dans le monde du travail, je pars donc en mission. Pour quelques jours, quelques semaines, un mois maximum. Je rêve d’expatriation mais la bonne occasion ne s’est pas encore présentée.

Grâce à mon travail, j’ai fait quasiment le tour du monde, en tout cas, j’ai voyagé sur 4 des 5 continents. Ca a commencé avec l’Asie et ma toute première mission d’un mois en Chine. Waouh, la claque ! J’ai adoré ! Comme j’aurais voulu rester. Ils m’auraient bien gardé d’ailleurs mais mon chef en a décidé autrement. Alors a commencé ma carrière de globe-trotteuse. C’était il y a 10 ans, quasiment jour pour jour. Ensuite, j’ai enchaîné avec l’Afrique, l’Amérique du Nord et du Sud et bien sûr l’Europe.

Trois jours après avoir rencontré mon chéri, je partais travailler au Qatar. Enceinte de ma Poupette, je m’envolais vers la Hollande puis au Bahreïn. Alors sûre de moi, quand je suis tombée enceinte, j’étais persuadée de retourner travailler aussitôt mon congé maternité terminé et de reprendre mon tour du monde à peine mon bébé déposé à la crèche.

Sauf que..

Sauf que la maternité a tout changé. J’ai découvert une facette de moi-même que je ne connaissais pas. Retourner travailler a été difficile. Heureusement que j’aime vraiment ce que je fais. Je ne suis pas irremplaçable, loin de là, mais je suis la seule à avoir le goût pour les missions que je fais et les compétences pour celles-ci, dans mon service. Donc, quand on m’a annoncé que je devais partir, ça faisait un mois que j’avais repris, ma Poupette n’avait pas encore 6 mois et je l’allaitais encore. Ayant une conscience professionnelle assez développée, j’ai donné mon accord pour cette mission. A 2 jours du départ la mission a été annulée. Et c’est là que je me suis rendue compte que j’en étais malade. Malade à l’idée de partir, malade à l’idée de quitter mon bébé, malade à l’idée d’abandonner ma Poupette. Cette annulation a été une bénédiction et m’a donné un peu de répit. J’ai posé mes conditions : ok pour voyager mais une semaine maximum.

Aujourd’hui, Poupette a un peu plus de 13 mois et je suis déjà partie 5 fois. Cinq semaines. Chaque départ est un déchirement. J’ai juste l’impression qu’on m’arrache le cœur. De loin, je la vois grandir. Quand le décalage horaire s’y prête on fait une session de vidéo. Maintenant, elle me reconnaît et montre sa joie. Elle ne m’a jamais fait la tête à mon retour. Au contraire, elle m’a toujours fait la fête. On lui a beaucoup expliqué, on a mis beaucoup de mots. N’empêche. Maman n’est pas là.

Et aujourd’hui, je n’ai plus le goût de partir. Plus l’envie. Pas sans elle. Ça reviendra peut-être. Ou peut-être pas. Je ne savais pas que la maternité pourrait autant me changer.

Ou alors partir juste pour revenir. Chaque retour est un pur bonheur. Son regard, son sourire, ses mains et ses pieds qui s’agitent. Rien que pour ça alors.

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7 Comments

  • Reply
    Nanou, 100% soi
    7 avril 2014 at 10 h 45 min

    Je comprends tout à fait … Quand j’ai repris mon travail (que j’adore malgré le stress et les tensions), on m’a annoncé que je devais partir « seulement » 2 jours / 1 nuit » et j’en ai été malade de quitter mon bébédoux qui n’avait que 6 mois.
    Quand je quitte le boulot, je n’ai qu’une hâte la retrouver car je sais que je vais être accueillie par un grand sourire à 4 dents et une longue conversation incompréhensible ! 😉
    Aussi passionnées que nous pouvons l’être par notre travail, devenir maman nous a changé et ces petits bouts prennent énormément de place dans notre cœur et notre tête !

  • Reply
    janeiro23
    7 avril 2014 at 14 h 45 min

    Difficile de tout concilier…surtout entre bonheur et déchirement

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