4 In ma vie de maman

Et puis son rire…

Ah nos enfants. On en rêve. On les espère. On les attend. Neuf mois au creux de nous. Neuf mois à les imaginer. Neuf mois à se représenter notre relation future. Et puis un jour, l’enfant est là. Et tout est bouleversé.

Je n’ai jamais autant pleuré que dans les semaines qui ont suivi la naissance de Poupette. Je crois que je n’avais rien imaginé de spécial pour elle. Enfin, si bien sûr. Qu’elle serait belle, gentille et parfaite. A part ça, pensais que rien ne changerait…

Grave erreur.

Il y a eu les nuits sans sommeil. Il y a eu les maladies. Il y a eu une hospitalisation. Il y a eu la première séparation, à cause de mon travail. Il y a eu la première fois où on est parti en vacances tous les trois. Il y a eu la première fois où elle a dormi loin de nous, chez ses grands-parents. Il y a eu sa première dent, son premier sourire, son premier bain, ses premiers pas… Toutes ses premières fois après son premier cri. Tous ces souvenirs qu’on chérit au fond de notre cœur et qu’on se promet de ne jamais oublier…

Et puis elle a grandit. On a de la chance, elle est plutôt cool. Mais je pense que c’est normal : nous aussi, nous le sommes. Enfin, quand on a dormi… La vie sans sommeil, c’est juste de la torture… La fatigue, ça change toutes les relations. Le ton monte plus rapidement, les disputes se font plus régulières, on ne réfléchit pas, notre cerveau est incapable de trouver une parade face à une petite fille qui a juste besoin d’attention ou qui est elle-même incapable de gérer sa propre fatigue et ses émotions…

Comme toutes les mamans, comme tous les papas, il y a des moments où j’ai envie de tout envoyer en l’air. De prendre mes cliques et mes claques et de partir. Ou bien de me rouler en boule et de me déconnecter. Il n’y a pas de maman au numéro que vous avez demandé… Veuillez renouveler votre appel ultérieurement !!

Ah si seulement !

La rentrée en Grande Section a apporté à nouveau son lot de fatigue. Reprendre le rythme de la collectivité après des vacances ultra cool (et seulement 2 semaines de centre de loisirs sur 2 mois de congés). Voir moins ses parents, les sentir moins disponibles…

Du coup, on se rattrape dès qu’on peut : le week-end ou le mercredi (quand je peux poser un congé au bureau). On joue avec elle, on va à la bibliothèque, on sort à Paris, on participe à des ateliers culinaires ou créatifs, on invite les copines…

Aujourd’hui, on est dimanche. Dans la soirée, elle se met à jouer seule et je l’entends se raconter des histoires… Elle est dans son monde, elle tient dans ses mains ses petites figurines qui vivent des vies incroyables, elle chante à tue-tête. J’écoute, je ne dis rien, je ris sous cape, j’aime tellement ça !

Alors elle vient me voir. On parle. Soudain, elle se met à rire. D’un rire simple, franc, communicatif. Et son rire me fait oublier tout le reste. Les moments difficiles, les soucis, le blues du dimanche soir. Tout. Je voudrais que ce moment ne s’arrête jamais. Je voudrais lui hurler que je l’aime. Je voudrais pouvoir ne retenir que ça : son rire. Ces moments magiques. Ces moments remplis d’amour. Comme toutes ses premières fois…

 

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4 Comments

  • Reply
    Egalimère
    17 septembre 2018 at 7 h 20 min

    Ces moments sont magiques…

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      17 septembre 2018 at 22 h 48 min

      Mais tellement… <3

  • Reply
    mathy
    18 septembre 2018 at 9 h 17 min

    <3 <3 <3

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      19 septembre 2018 at 21 h 25 min

      merci…

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