7 In ma vie de maman

La fille qui habitait en haut d’une colline…

J’habite en haut d’une colline. Vraiment en haut. Sur un plateau. Techniquement, je ne connais pas le dénivelé, mais je sais que quand je monte chez moi, j’arrive toujours essoufflée. Rien que pour sortir du RER, il faut monter l’équivalent de 2 étages. Puis on tombe avec la bien nommée rue du Mont, qui donc, monte copieusement. En haut de cette rue, on enchaîne avec un escalier : 110 marches à grimper, soit plus de 4 étages à monter.

Et une fois arrivé en haut de ces escaliers, pas question de se reposer, malgré le banc qui trône ; il faut terminer avec une dernière route qui finit la montée en apothéose ; une de ces routes qu’on n’aimerait pas descendre lors des petits matins gelés… En tout, ça me prend environ 10 minutes pour monter (et je ne vais pas vite) mais c’est quand même sportif !

Autant je déteste cette montée pour ce qu’elle me fait souffrir (et cracher mes poumons)(et maudire mes kilos en trop), autant je l’aime car au bout du chemin, c’est mon chez-moi…

Quand j’étais petite, mes parents ont déménagé. J’avais huit ans, peut-être neuf quand nous nous sommes installés dans cette maison, où mes parents vivent toujours. Du bas de la ville, nous sommes passés tout en haut. Et tous les soirs, en rentrant de l’école, je me farcissais cette montée, longue et lente, jusqu’à notre demeure familiale.

Ça doit être mon karma : monter les côtes (à bien y repenser, j’ai épousé un montagnard !!)… Et c’est mon choix. J’ai choisi d’aller travailler à pieds et en transports, plutôt que de prendre ma voiture. Alors, tous les soirs, quand j’ai le souffle court, je pense à mes cuisses qui sont heureuses de faire un effort (et à mes poumons qui menacent d’éclater à chaque instant) et je grimpe.

Mais si c’est mon choix, ce n’est pas celui de tous.

Je me souviens déjà qu’à l’époque, chez mes parents, je comptais sur les doigts d’une main les copains et copines qui grimpaient la colline pour venir me rendre visite. Ado, j’étais tellement heureuse quand un copain ou une copine prenait la peine de monter la côte, à pieds, en vélo ou en mobylette, pour venir me voir. J’étais tellement touchée par ce geste.

Et aujourd’hui, des années plus tard, je me retrouve confrontée à la même situation… Est-ce à ça qu’on reconnaît ses amis ? A ceux qui grimpent la montagne pour venir à ta rencontre ?

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7 Comments

  • Reply
    Happydey
    27 mars 2017 at 10 h 02 min

    ;))) moi pareil gamine je vivais à flanc de coline ! J’en ai grimpé aussi ! Bisouss

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      27 mars 2017 at 22 h 36 min

      Qui sait ?! Peut-être que ta future maison sera aussi sur une colline 😉
      Bisouuuus

  • Reply
    Eva - Douce-Addiction
    27 mars 2017 at 14 h 29 min

    Nous on viendra volontiers monter la cote pour vous voir ! Et quel plaisir d’être tranquille chez soi, dans la nature, à distance de cette fourmilière qu’on appelle ville. Bon courage pour tes allers-retours à pieds, mais c’est pour la bonne cause ! 🙂

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      27 mars 2017 at 22 h 30 min

      Oooh mais j’ai tellement envie de vous voir, de vous montrer notre nouveau nid et de partager plein de choses avec vous !!
      Bisous

  • Reply
    Mathy
    4 avril 2017 at 6 h 37 min

    c’est vraiment rigolo ces petits détails, c’est marrant de l’avoir vécu et de le revivre !

    • Reply
      Veronique PoupetteWorld
      4 avril 2017 at 21 h 24 min

      Marrant … ou pas ! Ça dépend des jours et des réflexions 😉
      Mais pour la petite histoire, mon frère a aussi acheté une maison en haut d’une colline et m’a dit qu’il avait la même impression que moi !!! 😉

      • Reply
        Mathy
        5 avril 2017 at 6 h 51 min

        oui c’est sûre que ça ne doit pas être marrant tous les jours
        c’est quand même une sacré coïncidence pour ton frère aussi

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