8 In ma vie de maman

Cette mère que je suis devenue…

Longtemps, j’ai cru que je serais une mauvaise mère… Longtemps, j’ai pensé que je serais incapable d’élever un enfant. Longtemps, j’ai été convaincue que je ne saurais pas l’aimer…

troismains

Alors que l’idée d’une Poupette n’était encore qu’un vague rêve en moi, je craignais cette future maman que j’allais être. Quand j’ai rencontré mon chéri, j’ai tout de suite su que lui, par contre, serait un père formidable. Mais moi, quelle mère serais-je ?

Impatiente, vive, je craignais les bébés. Rien qu’à l’idée de les tenir, je me sentais défaillir. Être une mauvaise mère, ce sentiment me hantait ; j’en avais d’ailleurs parlé ici. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, je ne sais pas d’où ça vient, mais c’était vraiment ancré en moi…

Et pourtant, j’ai toujours aimé les enfants. Enfin, les grands, pas les trop petits. J’ai fait des tas de colos comme animatrice et je me suis toujours éclatée avec les enfants. Et eux aussi, ils ont toujours été heureux auprès de moi.

Mais je ne sais pas, il y avait comme ce doute en moi… Jusqu’à ce jour… Ce jour où on a déposé ma fille sur moi. Ce tout petit être si fragile, si beau, si minuscule. Elle me fixait avec ses grands yeux. Moi, je la voyais à travers mes larmes. Et à ce moment précis, j’ai su. J’ai su que je l’aimerais toujours. Plus que tout au monde. C’est comme si une bulle d’amour nous avait englobée toutes les deux.

Elle a fait de moi une maman aimante, une maman attentive, une maman patiente. Et ça, plus que tout, ce n’était pas gagné. La patience n’a jamais été mon fort, mais avec elle, j’ai été capable de déployer des talents incroyables, des trésors de patience. Je lui ouvre mes bras quand elle a besoin, je lui tends la main pour l’aider, mon cœur lui appartient…

Je me suis découverte. Je n’ai plus peur de moi. Je suis une bonne mère. Je suis la mère que je devais être. Je n’aurais pourtant pas parié un Kopeck sur moi-même. Voici bien ce que la maternité et ma fille m’auront appris sur moi. On n’est jamais sûr de rien tant qu’on n’a pas donné la vie. Et maintenant, je suis là, chaque jour ou presque, auprès d’elle. Que ce soit pour la guider, pour la rassurer, pour la laver, la câliner, lui faire à manger, la chatouiller, lui mettre ses chaussures, la serrer dans mes bras… Je suis là. A ses côtés. Pour longtemps.

TableRonde_Mam'sC’était ma participation aux Tables Rondes de Mam’s organisées par Cécile du blog Le Mâle de Mère.

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8 Comments

  • Reply
    guehl Angélique
    16 septembre 2015 at 10 h 52 min

    une belle déclaration d’amour maternelle

  • Reply
    Mathilde
    16 septembre 2015 at 22 h 37 min

    magnifique, intriguant aussi mais magnifique <3

  • Reply
    pennypetitpois
    18 septembre 2015 at 11 h 42 min

    oh c’est beau didons

  • Reply
    Maman Prout
    19 septembre 2015 at 11 h 08 min

    Et tu es une fantastique maman 😀

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