12 In bebe/ ma vie de maman

Et s’il n’y avait que toi…

Et si finalement, ma vie de maman s’arrêtait là. Juste une Poupette à élever, et non pas la famille à laquelle j’ai toujours rêvé : un papa, une maman, une petite fille, un petit garçon…

BebeCoeur

Et si ça s’arrêtait à toi, comment le vivrais-je ?

J’ai toujours voulu avoir un enfant. Je n’étais pas forcément pressée. Mais je savais que j’en voulais un sinon il manquerait quelque chose dans ma vie.

En fait, ce n’est pas un mais deux enfants que je voulais. La famille idéale. La famille « nucléaire », comme on dit, du latin Nucleus, le noyau (c’était la minute culturelle…). Le père, la mère, le fils, la fille. On aurait eu un chien aussi. Et un chat. On aurait vécu à la campagne, on aurait eu un grand jardin, avec même un cheval au fond…

Et puis, j’ai grandi. Je suis partie faire mes études à l’étranger, je suis revenue en France, j’ai fini mes études, j’ai travaillé, j’ai repris mes études, j’ai failli perdre ma mère. Au fur et à mesure de ces expériences, ma vision de la famille s’est modifiée, affermie. Ma vision de la vie aussi. J’ai décidé de vivre à Paris. Et quoi qu’il arrive j’aurais une fille. J’aime tellement ma mère que je n’imaginais pas ne pas avoir une fille et avoir cette relation si particulière avec elle.

Un jour, j’ai rencontré mon Chéri. Celui qui partage ma vie. On s’est aimé, fréquenté. Après de longs mois, on a emménagé ensemble. On a passé du temps ensemble, rien que nous deux. Ensemble, on a fait le tour du monde. Tout ça avant de prendre la Grande Décision : avoir un bébé, devenir parents, fonder une famille.

Et on a choisi de ne pas connaître le sexe du bébé (pour en savoir plus c’est ici). Fille ou garçon, quoi qu’il arrive, je l’aimerais. Ce fut une fille et je peux vous certifier que ma Poupette, je l’aime. Jamais je n’aurai cru que je l’aimerais autant d’ailleurs.

Mais voilà. Pipou (mon Chéri) ne voulait pas d’enfant. Zéro. Nada. Rien. Moi, j’en voulais deux. Alors on s’est mis d’accord : on n’aura qu’un seul enfant. Et forcément, lorsque je vois ma Poupette qui grandit, je vis tous ses premiers moments comme des derniers. Et j’ai toujours un petit pincement au cœur. Je me dis « Voilà, ce sera sûrement la dernière fois que je vis ce moment« . Dernière fois que j’allaite. Dernière fois que j’entends mon bébé prononcer son premier mot…

Si Poupette avait été un garçon, je pense que je me serais battue pour en avoir un deuxième. Mais Poupette est une fille. Elle est même encore mieux que tout ce dont j’aurais pu rêver : gentille, curieuse, câline…

Bien sûr, je ne peux m’empêcher de penser qu’avec un frère ou une sœur, elle aurait quelqu’un avec qui partager, quelqu’un à embêter, quelqu’un avec qui se battre, quelqu’un avec qui jouer, quelqu’un avec qui faire des bêtises. Mon cœur se serre quand je me dis que peut-être elle ne connaîtra jamais cette complicité.

Ma Poupette, s’il n’y avait que toi, je pense que je serai heureuse et toi aussi, mais au fond, tout au fond, il nous manquera toujours un petit quelque chose ou un petit quelqu’un…

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12 Comments

  • Reply
    pomdepin
    17 février 2014 at 11 h 19 min

    Laisse lui du temps….Marichéri ne voulait qu’un enfant aussi. On en a 5. Et c’est lui qui voulait ce petit dernier. Il a mis plus de temps, mais il est aussi passé par ce que tu décris.

  • Reply
    Lilie
    17 février 2014 at 12 h 05 min

    Ton article est vraiment très beau et tes mots très touchant ! Je vous souhaite plein de bonheur à tous les 3 !

  • Reply
    Céline
    17 février 2014 at 13 h 48 min

    J’ai failli pleurer en lisant ton article… peut-être parce que nous sommes dans la même situation. J’ai une fille depuis le mois dernier, pour mon plus grand bonheur. Tout comme toi je ne conçois pas de vie sans enfant. Mais mon ami était déjà papa de deux autres grandes filles dans une « autre vie », et ne veut qu’un enfant avec moi. Déjà, il m’a fallu me battre pour qu’il accepte d’en avoir un.. même si aujourd’hui il a l’air parfaitement heureux avec notre puce. Donc comme vous, ce sera un seul enfant, on « coupe la poire en deux » mais je ne peux m’empêcher tout comme toi de ressentir une amertume bien présente lorsque je pense que ma princesse ne sera jamais grande soeur…

  • Reply
    Marjolaine Mamour
    17 février 2014 at 18 h 07 min

    Comme je te comprends…
    Bisous

  • Reply
    Nanou, 100% soi
    17 février 2014 at 19 h 15 min

    Oulala… Je suis aussi en plein dilemme.
    La question se pose aussi de mon côté mais pour des raisons professionnelles. Je dois faire un choix :
    – soit je tente ma chance et ce pour quoi j’ai travaillé tellement dur me sera (peut-être) offert. Ce qui veut dire pas de deuxième enfant avant quelques années et mon homme ne le conçoit pas car il se trouvera trop vieux…
    – soit j’envisage ce second enfant et je mets de côté mon rêve…
    C’est très difficile… Et comme toi, mon cœur se serre à l’idée de ne pas donner de petit frère ou de petite sœur à Poupidoux…et de ne connaître que « des dernières fois ».

  • Reply
    Lucky Sophie
    18 février 2014 at 10 h 55 min

    Très beau texte ! Il peut encore changer d’avis ! 😉

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